Les bandes de Sinton

Spectres infrarouges de la surface de Mars, pour une région claire (Amazonis) et une région sombre (Syrtis Major), obtenus par William Sinton en 1960 et montrant les bandes dites de Sinton (à 3,69 microns, 3,58 microns et 3,45 microns) sur Syrtis Major. Ces bandes d'absorption, absentes des régions claires ou du disque lunaire, avaient été interprétées comme étant des preuves concrètes de l'existence de micro-organismes vivants sur Mars, depuis des bactéries chromogènes, algues unicellulaires, jusqu'à des végétaux évolués comme des mousses. Les vagues saisonnières d'assombrissement de la surface martienne posaient effectivement une énigme aux astronomes de l'époque, et ces derniers pensaient qu'elles pouvaient être corrélées au développement d'un tapis végétal, voire de forêts, avec l'arrivée du printemps. La bande à 3,45 microns est typique des composés organiques, mais aussi des carbonates. Les deux autres bandes avaient été attribuées à des molécules organiques de type hydrates de carbone (sucres). Des études plus poussées permettront de déterminer leur véritable origine : de l'eau lourde dans l'atmosphère terrestre. La bande à 3,45 microns n'a cependant jamais vraiment été expliquée (Crédit photo : droits réservés).

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