Tige de Pin (Pinus), coupe longitudinale radiale, trachéides aréolées et rayons parenchymateux (x100) |
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Chez
les plates vasculaires, la paroi lignifiée des éléments conducteurs du
xylème secondaire (bois) est percée d'ouvertures, appelées ponctuations, qui permettent
les échanges de fluides, soit entre deux éléments vasculaires,
soit entre un élément vasculaire et une cellule parenchymateuse. Deux
types de ponctuations sont habituellement distinguées : d'un côté les
ponctuations simples, et de l'autre des ponctuations plus complexes, les
ponctuations aréolées. Ces derniers caractérisent en particulier les trachéides
aréolées des gymnospermes, mais peuvent également se rencontrer chez
quelques angiospermes peu évoluées. On les rencontre sur les parois
radiales des trachéides, mais également au niveau de leurs extrémités
effilées, qui s'emboîtent bout à bout. Pour leur étude au microscope, il est nécessaire de privilégier des coupes radiales, au niveau desquelles les ponctuations aréolées, vues de face, ressortent particulièrement bien. Il est cependant également possible de les observer sur des coupes tangentielles du bois de certaines espèces, et également sur des coupes transversales, ou elles sont alors vues de profil. La coupe que nous allons décrire ici est une coupe radiale du bois d'un Pin cembro (Pinus cembra), colorée par de l'Etzold FCA. Observée à fort grossissement, la coupe montre que la paroi radiale des trachéides longitudinales comporte des rangées uniques de structures circulaires dont le centre est coloré en rose, et qui ressemblent un peu à des œufs sur le plat. Ce sont nos ponctuations aréolées. Ces dernières possèdent une structure en trois dimensions assez complexe, qu'il n'est certes pas facile de reconstituer avec uniquement des coupes radiales ou transversales observées avec un microscope optique (il est plus aisé de la comprendre avec des images à fort grossissement obtenues avec un microscope électronique). Chaque ponctuation aréolée comporte :
Deux types de ponctuations aréolées se rencontrent chez les gymnospermes : les ponctuations aréolées de type abiétinéen, qui sont rondes et espacées les unes des autres (comme celles que nous venons de décrire), et les ponctuations aréolées de type araucarien (caractéristiques des arbres de la famille des Araucariacées), qui sont en ce qui les concernent polygonales et serrées les unes contre les autres. Notons pour terminer qu'à côté des ponctuations aréolées qui connectent des éléments conducteurs entre eux, il existe également des ponctuations semi-aréolées. Celles-ci s'observent par exemple au niveau des champs de croisement, des secteurs ou des rayons parenchymateux horizontaux croisent à 90° des trachéides verticales longitudinales sur des coupes radiales. Côté trachéide, la ponctuation est bien aréolée, mais elle est simple du côté de la cellule parenchymateuse. Les ponctuations de champs de croisement sont elles aussi classées en différents types, qui peuvent servir à l'identification de genres ou d'espèces (ils sont donc à valeur diagnostique). |
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